6 février, 2016

De l’idée à la rédaction.

Classé dans : Non classé — jacquesbaron @ 13:45

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 Les conscrits  bretons du 140ème régiment d’infanterie, au prix de pertes importantes, s’llustrèrent à Lützen au printemps 1813, au début de la Campagne d’Allemagne.  La campagne d’automne les éprouvera durement. Le 140ème de ligne fut formé début 1813 avec uniquement des conscrits du Morbihan, du Finistère, d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-du-Nord. Fait exceptionnel, un même régiment recevant habituellement des hommes venus des quatre coins du pays. Dessins de Louis Frégier.

                                                                                                                                         Un intérêt  pour l’Histoire, ce qui détermina mes premières études, à l’Université de Nantes, en particulier celle de la Révolution et de l’Empire, la découverte de l’histoire familiale avec la prise de conscience que ceux qui m’avaient précédé en avaient été les témoins et les acteurs,  m’ont conduit à m’intéresser à ces hommes jamais nommés et qui sont pourtant la substance même de l’Histoire. 

     De cette perception est née l’idée de faire sortir de l’ombre quelques uns de ces hommes qui ont vécu,  de 1803 à 1815,  un moment violent de notre histoire. La découverte aux Archives Départementales du Morbihan de lettres de ces soldats fut le facteur déclenchant, le support d’un travail de recherche qui devait conduire à la rédaction de l’ouvrage présenté plus loin. J’avais entre les mains ces fragiles feuilles de papier, preuves sensibles et infiniment précieuses de leurs existences. 

     Ce fut là le départ d’une aventure, d’une quête de l’identité des auteurs de ces courriers. Qui étaient-ils ? qu’avaient-ils vécu ? qu’ étaient-ils devenus ? 

     La précision des informations contenues dans ces lettres allait me permettre de le découvrir, puisqu’à chaque fois l’unité à laquelle ils appartenaient était indiquée. 

     Le Service Historique de la Défense, à Vincennes, conserve un ensemble de documents extraordinaires : les registres matricule de l’armée française, contenant par unité la liste de tous les incorporés, avec leur état civil, leur signalement physique, la date d’arrivée au corps et leur parcours sous les drapeaux. J’avais là des informations essentielles me permettant de mener à bien le travail engagé.  Le parti pris retenu, s’attacher à des individualités imposait de consacrer à chacun un chapitre, chacun d’eux se présentant dans l’ordre naturel des choses, chronologiquement.

Cela nécessitait une bonne connaissance de la période impériale et en particulier des conflits dans lesquels la France fut impliquée lors de cette période, conflits apparus non pas ex nihilo avec Napoléon, mais étant la continuation des enjeux géopolitiques précédents.

 Ensuite cela imposait un long travail d’approfondissement, de recherches en Archives, tout particulièrement aux Archives départementales du Morbihan. A partir du moment où j’avais lu un nom et un prénom, sachant que cet homme avait existé il prenait consistance, cela donnait la perception immédiate de son existence. Nommer c’est faire exister et la première chose que reçoit un être humain c’est un nom et un prénom, l’un et l’autre réunis lui donnant une identité. Le travail en Archives, sur plusieurs années, permettait petit à petit de voir émerger, au travers des centaines et des centaines de documents consultés, cet homme, de le voir se heurter, se confronter avec l’Histoire, travail fortement motivant au fur et à mesure de ses progrès.

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