6 février, 2016

Des soldats bretons du Morbihan pendant le Premier Empire…

Classé dans : Non classé — jacquesbaron @ 13:54

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                                                                                                                                       Dessin de Louis Frégier.

 Disponible depuis le début de décembre 2017,

un SUPPLEMENT à Soldats de l’Empire. En vente

à VANNES, librairie HENN HA DILENN (située rue des Chanoines, dans le

centre historique de la ville).

 - 146 pages, sept cartes, quatre illustrations en couleurs dans le texte; de

Philippe Eudeline, Bernard Coppens et Keith Rocco.

En couverture illustration de Franck Brieu « Fusilier en marche ».

Prix : 15 euros.

Dans ce Supplément nous suivons le parcours de 17 nouveaux conscrits, toujours choisis parce que certains de leurs courriers ont été conservés. Ils s’appelaient Grus…Marion… Cargueray… Le Peintre… Le Moing… Le Guil… Bochet…Le Badezet… Jarnier…Harel…Viloux… Michelot… Jaffrezo…Rivalan… Jan….. ou Kério…

 C’est ainsi au total  64 soldats du Morbihan que nous aurons étudiés. 64 de ces hommes qui furent appelés de 1804 à 1815 à combattre dans l’armée française sous le commandement de Napoléon 1er.

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                    Bienvenue sur ce blog dont l’objet est de vous faire connaître l’ouvrage « Soldats de l’Empire, des conscrits bretons à travers l’Europe ».

(ouvert en 2009, le blog avait été laissé en l’état et réactivé en févier 2016 pour sa parution. Le tout premier tirage, au mois de mars, qui présentait des coquilles fut presque immédiatement retiré de la vente et les tirages suivants rectifiés. Une partie des quelques exemplaires vendus a pu être retrouvée et remplacée).

 

Il n’existait rien ou pratiquement rien sur le sujet, dix lignes par-ci, trente lignes par là. Des considérations générales… Il méritait, pourtant ! que l’on s’y intéresse de près. Je n’ai pas voulu en faire une étude seulement  locale, mais relier sans arrêt  ces conscrits du Morbihan à ce dont ils furent les acteurs, à savoir une énorme conflagration, un conflit de première grandeur qui allait pour longtemps redistribuer les cartes, en Europe et dans le Monde. 

Je n’ai pas épuisé le sujet !

482 pages – 24 x 16 – 18 cartes. Trois illustrations dans le texte.   

  - Prix 24 Euros .  

     OUVRAGE DISPONIBLE.

                – - -  Quand il n’est plus disponible dans une des librairies ci-dessous il suffit de demander au libraire de le commander. Un nouveau tirage vient d’être fait au début d’octobre 2016.

                   – Si vous avez une difficulté, me joindre: fiatlux56@laposte.net

 En vente à VANNES,  librairie CHEMINANT,   librairie LENN HA DILENN et sur le

site de vente en ligne  »CAP BRITANNY », rayon librairie.

  à AURAY,  librairie  VENT DE SOLEIL

  à  LORIENT,  librairie AU VENT DES MOTS,   librairie Coop Breizh

Le journal OUEST-FRANCE, sous la signature de Bruno Jezequel, a publié le 30 aout 2016 un article au sujet de ce travail.

 

 

Livre couverture redimensionnée 4

  JacquesBaron

18 février, 2016

Découvrir ou Redécouvrir…

Classé dans : Découvrir ou redécouvrir... — jacquesbaron @ 9:16

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L ’Arc de Triomphe de l’étoile à Paris. En contemplant ce monument, le souvenir de Jean Ropers, Yves Tréhondat, Jean-Marie Berranger, Yves Urvois, Joseph Justome, Jacques Le Maléfant, Yves Garel…

                         « Soldats de l’Empire », ce texte aborde ce que fut la conscription, et le parcours de ces Bretons qui furent mobilisés, non pas en général, sous forme de statistiques, de considérations sociologiques, de façon anonyme, courant plutôt dominant de l’historiographie, hier comme aujourd’hui, mais à travers d’hommes nommés, identifiés précisément:

- comment cette conscription était organisée par la préfecture  à partir des contingents fixés par le ministère de la Guerre, de quelle façon étaient avertis les hommes concernés par le « tirage au sort », seule une fraction d’une « classe » étant concernée, une classe désignant les hommes nés la même année. Ceux qui étaient appelés devenaient des « conscrits », du latin conscriptus, inscrits sur la même liste.

- comment ces conscrits rejoignaient les dépôts des régiments vers lesquels ils étaient envoyés, en fonction des besoins définis par les bureaux du ministère, avant de rejoindre leurs unités, en Espagne, en Allemagne ou ailleurs,

- les combats auxquels ils participèrent et ils furent nombreux ! la campagne de 1805 en Autriche… celles de 1806-1807 en Prusse et en Pologne… la lutte en Espagne de 1807 à 1814 contre la guérilla et les forces britanniques… la campagne de 1809 en Autriche…la terrible campagne de Russie en 1812…la campagne d’Allemagne en 1813, énorme affrontement où la Grande Armée fera face aux forces coalisées des Prussiens, des Suédois, des Russes et des Autrichiens…  la campagne de France en 1814…Waterloo en 1815. Ils furent partout. 

 Il n’y eut pas de « guerres napoléoniennes » si ce n’est du point de vue britannique, (Napoleonic wars ) mais les conflits de la période impériale, conflits s’inscrivant eux mêmes dans un conflit commencé bien auparavant.

En dépit du fait que l’ « Histoire-bataille » soit honnie de certains, nous les y suivons, car enfin, la spécificité de ces hommes fut de connaître la guerre avec leur peau ! non pas de partir pour jouer de la mandoline, comment eut-t-il été possible de la contourner, de passer à côté  ? 

,

- la façon dont le préfet Jullien et ses services étaient attentifs et réactifs au bon déroulement de la conscription et à la lutte contre l’insoumission, les réfractaires et les déserteurs, utilisant l’information de la population de toutes les façons possibles, puis les avertissements, avant d’en venir dans le cadre de la Loi, aux moyens coercitifs.

   C’est sur cette période tumultueuse de l’Histoire de la France, marquée par la personnalité d’exception de Napoléon Bonaparte que nous portons notre attention, période précédée de la tempête de la Révolution et qui sera, comme l’on sait, suivie de plusieurs autres durant les deux siècles qui suivront… époque faite d’épreuves et de tragédies mais aussi de grandeur et d’héroïsme à l’image de l’âpreté de l’existence, de la vie des collectivités humaines comme des individualités qui les composent .

 

6 février, 2016

Quatrième de couverture

Classé dans : quatrième de couverture — jacquesbaron @ 14:45

                  Jean Ropers, Yves Tréhondat, Jean-Marie Berranger… tous avaient à peine vingt ans, ou à peu près lorsqu’un numéro tiré au sort allait décider de leur avenir. Ils allaient rejoindre comme des dizaines de milliers d’autres jeunes gens des quatre coins de la France les rangs de l’armée impériale. En effet, à part une minorité d’engagés elle fut formée de conscrits, c’est-à-dire d’hommes appelés au service militaire.

   Ce sont 47 d’entre eux, originaires de Bretagne que nous suivons de leur départ de chez eux jusqu’à leur retour ou leur disparition. Ces hommes écrivaient à leurs parents, à leurs amis; le département du Morbihan conserve quelques dizaines de ces lettres. Ce sont parmi les auteurs de ces lettres que nous les avons choisis. Bien que le contenu de ces courriers soit des plus simples, l’on n’en perçoit pas moins à travers les lignes, de façon concrète, leur existence, ces étincelles de vie qui nous les rendent plus proches. Comme à leurs familles au moment où elles ont été écrites, elles les rapellent aujourd’hui à notre mémoire.

  Ils ont combattu partout de 1805 à 1815, leurs parcours et leurs combats resitués dans le contexte historique et illustrés par les témoignages des mémorialistes dont certains furent leurs supérieurs directs ou leurs  camarades, choisis pour avoir été dans les mêmes lieux, aux mêmes moments.

 Au fil des pages nous les accompagnons dans cette période qui les précipita dans la tourmente de l’Histoire.

          - (cette suite n’est pas dans la quatrième de couverture)  Au sujet des auteurs de Mémoires, Journaux, Souvenirs, nous avons eu à plusieurs reprises la chance de trouver le témoin idéal, celui qui se trouvait véritablement à côté des gars que nous suivions, proches à pouvoir se parler. Par exemple François Lavaux, il a laissé des Mémoires remarquables. Simple soldat, caporal, sergent, au 103ème régiment d’infanterie de ligne, il a combattu avec plusieurs d’entre eux de 1805 à 1813, neuf ans, toujours sur le terrain, il est très vraisemblable qu’il ait connu  René Maho…Joseph Justome…Jean Ropers…Jean le Lédan ! eux aussi au 103ème de ligne.                            

                  

De l’idée à la rédaction.

Classé dans : Non classé — jacquesbaron @ 13:45

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 Les conscrits  bretons du 140ème régiment d’infanterie, au prix de pertes importantes, s’llustrèrent à Lützen au printemps 1813, au début de la Campagne d’Allemagne.  La campagne d’automne les éprouvera durement. Le 140ème de ligne fut formé début 1813 avec uniquement des conscrits du Morbihan, du Finistère, d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-du-Nord. Fait exceptionnel, un même régiment recevant habituellement des hommes venus des quatre coins du pays. Dessins de Louis Frégier.

                                                                                                                                         Un intérêt  pour l’Histoire, ce qui détermina mes premières études, à l’Université de Nantes, en particulier celle de la Révolution et de l’Empire, la découverte de l’histoire familiale avec la prise de conscience que ceux qui m’avaient précédé en avaient été les témoins et les acteurs,  m’ont conduit à m’intéresser à ces hommes jamais nommés et qui sont pourtant la substance même de l’Histoire. 

     De cette perception est née l’idée de faire sortir de l’ombre quelques uns de ces hommes qui ont vécu,  de 1803 à 1815,  un moment violent de notre histoire. La découverte aux Archives Départementales du Morbihan de lettres de ces soldats fut le facteur déclenchant, le support d’un travail de recherche qui devait conduire à la rédaction de l’ouvrage présenté plus loin. J’avais entre les mains ces fragiles feuilles de papier, preuves sensibles et infiniment précieuses de leurs existences. 

     Ce fut là le départ d’une aventure, d’une quête de l’identité des auteurs de ces courriers. Qui étaient-ils ? qu’avaient-ils vécu ? qu’ étaient-ils devenus ? 

     La précision des informations contenues dans ces lettres allait me permettre de le découvrir, puisqu’à chaque fois l’unité à laquelle ils appartenaient était indiquée. 

     Le Service Historique de la Défense, à Vincennes, conserve un ensemble de documents extraordinaires : les registres matricule de l’armée française, contenant par unité la liste de tous les incorporés, avec leur état civil, leur signalement physique, la date d’arrivée au corps et leur parcours sous les drapeaux. J’avais là des informations essentielles me permettant de mener à bien le travail engagé.  Le parti pris retenu, s’attacher à des individualités imposait de consacrer à chacun un chapitre, chacun d’eux se présentant dans l’ordre naturel des choses, chronologiquement.

Cela nécessitait une bonne connaissance de la période impériale et en particulier des conflits dans lesquels la France fut impliquée lors de cette période, conflits apparus non pas ex nihilo avec Napoléon, mais étant la continuation des enjeux géopolitiques précédents.

 Ensuite cela imposait un long travail d’approfondissement, de recherches en Archives, tout particulièrement aux Archives départementales du Morbihan. A partir du moment où j’avais lu un nom et un prénom, sachant que cet homme avait existé il prenait consistance, cela donnait la perception immédiate de son existence. Nommer c’est faire exister et la première chose que reçoit un être humain c’est un nom et un prénom, l’un et l’autre réunis lui donnant une identité. Le travail en Archives, sur plusieurs années, permettait petit à petit de voir émerger, au travers des centaines et des centaines de documents consultés, cet homme, de le voir se heurter, se confronter avec l’Histoire, travail fortement motivant au fur et à mesure de ses progrès.

1809 ! Jacques Le Maléfant (extrait de l’ouvrage)

Classé dans : extrait de l'ouvrage — jacquesbaron @ 12:06

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    Sierras en Espagne. Le Maléfant allait y user son uniforme pendant trois ans.         

                      Certains passages ne font qu’effleurer des périodes développées ailleurs dans le texte. Les notes de bas de page n’ont pas été tapées.

              Jacques Le Maléfant est né le 8 juin 1788, au Cravic, petit village de quelques chaumières, en Le Faouët. Il était le fils de Guillaume et de Catherine Le Cras. Il parlait certainement le breton, comme toute la population de cette région.

              Au moment de son départ pour l’armée il était laboureur. C’était un jeune homme mesurant un mètre 57, au visage ovale, le teint pâle, les cheveux châtains et les yeux bruns.

               Lors du tirage au sort de la classe de 1808, à l’occasion de la première levée sur cette classe au mois de mai 1807, il avait eu le numéro 66 du canton, 27 conscrits étant demandés, il avait cette fois évité la conscription. Il échappa encore à la levée « extraordinaire » de septembre 1808, puis à celle « extraordinaire  supplétive » d’avril 1809. Celle « complémentaire » d’octobre 1809 provoqua l’appel de son numéro.

               Il fut affecté au 24eme régiment d’infanterie de ligne dont le dépôt était à Lyon, mais les régiments qui combattaient en Espagne avaient à Bayonne, tout près de la frontière, un « petit dépôt » destiné à recevoir les conscrits, les isolés et les blessés.

               Le 1er novembre partirent de Vannes trois détachements pour se rendre à Bayonne. Jacques Le Maléfant partit avec l’un de ses camarades, Louis Le Guyader, dans un groupe de 21 conscrits, accompagnés par un lieutenant, un sergent et deux caporaux du 103ème de ligne. Ils arrivèrent à Bayonne le 30 novembre, il y avait eu en route deux déserteurs et un malade resté à Niort.

               Les choses n’avaient pas trainées, Le Maléfant était partit trois semaines après la publication du sénatus-consulte. Son cousin, Michel Le Maléfant, conscrit de 1810, était parti sept jours avant lui et avait été affecté au 119ème régiment de ligne, dont le dépôt était à Dax.

              Quelques jours après son arrivée il envoyait cette lettre à ses parents :

                                                                                     Le 6 décembre 1809

                                     Ma chère mère et mon frère et mes sœurs,

  je vous embrasse de tout mon cœur et je suis en peine comment vous êtes portés depuis que je suis parti. Je fais bien des compliments à tous mes oncles et tantes et tous parents et amis. Je me suis toujours bien porté depuis que je suis parti. Nous avons fait 200 lieues pour venir ici , nous avons été un mois en route. Nous avons fait 20 lieues dans le sable jusqu’au milieu de la jambe. Si vous pouviez me faire passer quelque argent j’en ai beaucoup besoin. Nous sommes dans le 24ème de ligne au petit dépôt. Je vous prie de m’écrire. J’ai promis un cierge à Sainte Barbe et l’autre à la Vierge. Je rencontre mon cousin à Dax, le pain est à six sous la livre et le vin à huit sous la bouteille. J’ai pour camarade de lit Louis Le Guyader, de Locunolé.

  Ma chère mère je vous embrasse de tout mon cœur, je suis pour la vie votre fils,                                                                                   

                                                                                Jacques Le Maléfant.

             Mon adresse est Jacques Le Maléfant

                     soldat au petit dépôt du 24ème

                     régiment d’infanterie de ligne à Bayonne.

           « A madame Penamer au Faouët, arrondissement de Napoléonville

            département du Morbihan au Faouët. »

                      Dans ce courrier, informant sa mère qu’il a parcouru « vingt lieues dans le sable jusqu’au milieu de la jambe » Le Maléfant fait allusion aux Landes. Bien que l’on eut  commencé d’y faire des plantations de pins ce n’était encore largement qu’une vaste plaine dénudée et sablonneuse.

                     Fort pieux, comme la majorité des paysans bretons, il a promis un cierge à la Vierge Marie et un autre à sainte Barbe dont la magnifique chapelle, tout près du Faouët, est le lieu d’un pardon très connu dans la région. L’on devine sa prière, rentrer sain et sauf chez lui, son cousin Michel dut faire la même prière…

                     En cette fin de 1809, l’Empereur ne craignant plus de menaces sur la frontière de l’est, s’occupa d’envoyer en Espagne de puissants renforts afin de réduire la guérilla et de rejeter les Britanniques à la mer. Dès le mois de décembre une division, forte de 12.000 hommes passait la Bidassoa, suivi d’une deuxième en janvier 1810, forte de 15.000 hommes et qui avait été réunie à Bayonne. Jacques Le Maléfant, comme d’autres conscrits que nous avons vus précédemment, entra en Espagne avec l’une des unités provisoires qui formaient ces divisions. Elles furent d’abord utilisées ainsi que le précisaient les ordres de l’Empereur à mettre de l’ordre et faire la police dans les provinces basques puis furent successivement dissoutes et leurs éléments envoyés à leurs régiments respectifs combattant dans la péninsule. Le Maléfant rejoignit vraisemblablement son régiment vers le mois de juillet 1810, dans le sud de l’Andalousie.

                Son cousin Michel, au 119ème de ligne, était mort « de fièvre » au mois de mai, à Ribadesella, port des Asturies sur le littoral Atlantique. La dernière fois qu’il le vit fut donc très vraisemblablement à Dax, leurs unités n’ayant pas été dans la même région. Au mois de novembre son camarade Louis Le Guyader entra à l’hôpital et ne réapparut pas au régiment, il fut rayé des contrôles pour « longue absence » le 30 mars 1812.

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